L’exception

L’exception

19 juillet 2018 0 Par admin7747

 

Metteur en scène : Jacky KATU

Interprète(s) : Sandra Duca

 

L’avis de cesoirauthéâtre :

Le parcours d’une petite fille juive, qui voit chaque jour d’abord le mépris puis l’horreur. C’est un spectacle historique, singulier. L’interprétation y est magistrale. Réussir à parler si haut et si juste tout en faisant passer de l’émotion est tout simplement incroyable. J’ai eu des frissons plus d’une fois et quand on sait que la comédienne joue deux heures plus tôt dans le spectacle Qui suis-je ?, on ne peut qu’admirer l’endurance et la prestation.

Dans cette pièce c’est l’Histoire que l’on apprend, ou redécouvre, les scènes sont entre coupés de mouvements physiques à la fois judicieux et éprouvants.

Travailler avec le silence de cette façon est une prouesse.

La mise en scène avec ce décor minimaliste est perspicace.

Une réserve quand aux répétitions physiques. On a trouvé le début long, même si l’intention de répétition est bonne. C’est selon nous, un peu trop accentué.

Ce qu’il faut retenir :

Cette comédienne mérite pour sa qualité de jeu, d’obtenir salle comble chaque jour. Il y a un travail de mémoire, et d’hommage à Simone Veil, tout en ayant une mise en scène originale pour un sujet pourtant souvent traité. Toutes ces raisons font de l’exception, un spectacle à découvrir !

 

Où est-ce ?

16h45, Théâtre des amants.

Relâche 10, 17 et 24 Juillet.

 

Pitch : La pièce « L’Exception », issue du livre de Ruth Klüger « Refus de témoigner », est un vibrant hommage à Simone Veil.
Elle raconte l’expérience radicale d’une petite fille juive vivant à Vienne. Pendant la guerre, elle est déportée à Auschwitz d’où elle réussit à s’enfuir avec sa mère. Toute la force de ce récit est de nous faire entendre et voir la volonté irrésistible de cette petite fille « exceptionnelle » de ne pas succomber à l’horreur.
Il ne s’agit pas de la représenter sur scène mais de l’éprouver, de la ressentir en tissant un lien insaisissable entre le spectateur et la comédienne qui incarne le texte avec sobriété et émotion par le biais de son corps qui se débat pour survivre. Si cette relation entre la comédienne et la salle se produit, on pourra dire alors qu’un ange a traversé le plateau.