Kamikazes

Kamikazes

19 juillet 2018 0 Par admin7747

 

Metteuse en scène : Anne Bouvier

Interprète(s) : Raphaëline Goupilleau, David Brécourt, Valentin de Carbonnières, Julie Cavanna, Pascal Gautier, Pierre Hélie, Salomé Villiers

Lumière : Denis Koransky

Scénographie : Emmanuel Charles

Costumes : Caroline Martel

Musique originale : Raphaël Sanchez

Chorégraphie : Sophie Tellier

 

L’avis de cesoirauthéâtre :

Cette pièce traîte de la famille. Nous n’avons pas du tout été embarqué dans cette histoire. Des phrases sont lancées sans avoir de liens avec d’autres. Nous avions eu deux sons de cloches sur ce spectacle, certains avaient beaucoup aimé, d’autres pas du tout. Nous étions curieux de découvrir la pièce.

Il y a une attention, très grande attention portée à la forme, mais pas assez au fond.

Cette histoire n’a pas su nous toucher et le spectacle nous a donc paru très long. Il y a une disparité dans le jeu des comédiens.

On est sorti avec une sensation de grand brouhaha. Il y avait une bonne intention, celle de montrer les conflits intérieurs qui explique sûrement cette sensation. Nous aurions aimé ne pas ressentir que cela.

 

Ce qu’il faut retenir :

Avec cette distribution et ce sujet, on s’attendait à une prise de risque différente.

C’est rare, mais c’est un spectacle que nous ne recommandons pas.

 

N.B : Il est bon de ne pas accueillir en surnombre les spectateurs. Nous nous sommes retrouvés assis sur les escaliers et nous n’étions pas les seuls.

 

Où est-ce ?

16h45, Théâtre des amants.

Relâche 10, 17 et 24 Juillet.

 

Pitch :

Cela faisait longtemps que Anne Bouvier avait envie de travailler avec Stéphane Guérin. Elle connaissait son travail et il connaissait le sien.
Anne Bouvier cherchait pour sa compagnie un texte de troupe. En cela, « Kamikazes » a répondu à ses attentes puisqu’il met en scène sept personnages. C’est donc une grande famille. Mais les grandes familles, on le sait, offrent un échantillon terrible et merveilleux de l’humanité.
Le style de Stéphane Guérin est sans fioritures et puissant et les interprètes choisis possèdent cette alliance du style et de l’instinct.
D’une façon générale, on désigne par « Kamikazes » ces aviateurs japonais, volontaires pour la plupart, qui pilotaient des avions-suicide. Mais ici, le terme devient générique et il ouvre sur autre chose. C’est à ceux qui sont tombés non pas au champ d’honneur – parce qu’il n’y a rien d’honorable à tomber, ni au champ d’honneur, ni ailleurs – mais fauchés, emportés, abandonnés, que cette pièce se réfère.
Ces figures forment une famille protéiforme, foutraque et bizarre mais liée et reliée. Entre celle dont on hérite, celle dont on se revendique et celle que l’on se crée. On navigue toujours entre plusieurs territoires.
À l’occasion d’une fête, Hélène reçoit ses amis et ses proches dans le jardin de sa maison. Son ex-conjoint, sa fille et son ami, et trois proches du cercle familial se retrouvent à la même table pour un grand dîner. Tous les membres de ce clan sont rongés par des fêlures, des non-dits, qui influent sur leurs comportements parfois déroutants.
Hélène porte, elle aussi, un terrible secret qu’elle doit révéler. C’est vital.
Autour de la table sont réunis les kamikazes de la vie. Les combats intérieurs explosent tandis que chacun doit régler ses propres conflits avant de partir. Dorénavant leur seule bataille est celle de leur sort.
Ce texte, comme une épopée intime et d’une liberté folle, convoque ce qui n’est pas convocable, ce qui n’est pas politiquement correct, ce qui n’est pas prévisible, ce qui est en somme de l’ordre de l’inédit.