Bérénice 34-44

Bérénice 34-44

8 juillet 2018 0 Par admin7747

Mise en scène : Pierre-Olivier Scotto

Interprète : Violette Erhart

 

L’avis de cesoirauthéâtre.fr :

Le spectacle débute sur un plateau aux divers éléments, une ambiance plutôt chaude des années 35/40. Est-ce une chambre, un atelier, un salon ? Ce sera un peu tout cela à la fois.

Ce sera aussi et surtout, l’histoire d’une jeune fille juive qui découvrira sa vocation très jeune : le théâtre. Suivre sa voix n’est pas chose aisée. Cela coûte parfois très cher. Son ultimatum sera vite posé : ce sera sa famille ou sa raison de vivre. Et puis, la guerre éclate, alors comment reste-t-on un artiste en étant juif ?

C’est un spectacle incroyablement interprété. Violette Erhart, a, et sans péjoration aucune, cette fraîcheur de jeunesse qui lui permet d’interpréter avec justesse l’évolution de cette jeune fille, devenue femme célèbre. Il y a chez cette comédienne, plus qu’une interprétation. Lorsqu’elle parle de la passion de Bérénice, on pense entendre la sienne.

J’émets une petite réserve quant à la séparation des tableaux. Il y a selon moi, beaucoup de scènes différentes regroupables et l’on perd un peu en rythme.

Néanmoins, cela ne vous fera pas perdre le fil de ce récit.

 

Ce qu’il faut retenir :

C’est un spectacle qu’il faut voir, pour être la première adaptation du roman d’Isabelle Stribbe et pour son interprète digne du festival d’Avignon !

 

Où est-ce ? 

20h45 au Théâtre de la Carreterie.

Relâche les 10, 17 et 24.

 

Le pitch :

  1.  » Bérénice Kapelouchnik est une adolescente juive, passionnée de théâtre. Elle finit par rentrer au conservatoire, puis à la Comédie Française contre la volonté de son père. Mais la guerre éclate, et tous les Juifs doivent être expulsés de la Maison de Molière.
    Durant cette période sombre de l’Occupation, nous découvrons les travers et les ambigüités de la Comédie Française et de ses occupants : Jacques Copeau, Louis Jouvet…
    Dans ce seul en scène, nous suivons cette comédienne dévorée par sa passion viscérale pour le théâtre, qui préférera renier jusqu’à son nom, son identité, pour rester sur les planches plutôt que de céder au chantage du régime de Vichy. »